BIENVENUE
VIDEOS
Présentation et historique
Charte FIAJ
JUDO ORIGINEL
Organisation
---------------------- Galerie
Jujutsu no michi
Diplômes
---------------------- Calendrier
Localisation
---------------------- Clubs affiliés
Connaissance
Grades
Balayages
Mobilité
Esquive
Uchi Komi
Ippon
Katas
---------------------- Actualités
Ouvrages
Article : Kokorozashi
Junomichi Magazine
---------------------- Magazines
Nous contacter
Autres sites
---------------------- Inscription
       
  LA MOBILITE
     
 
                
 

Par l'initiateur  du JU NO MICHI
Maître Igor CORREA LUNA

La mobilité est un des éléments essentiels des Arts Martiaux. Les Japonais l’acquièrent par la pratique avec des Maîtres, des supérieurs, qui eux l’ont acquise de leurs Maîtres par la sensation, les contacts, plus que par l’enseignement pratique, que nous appelons, nous Judoka : le Randori. Pour l’observateur averti, pratiquant d’Arts Martiaux, la différence dans la pratique entre un judoka français, allemand, américain ou autre et un judoka japonais saute aux yeux. En général, il en va de même dans les autres disciplines (Karaté, Kendo, Aïkido, etc...). Cette différence réside en partie dans la " mobilité " des japonais et son absence chez les autres.

La " mobilité " ne signifie pas se déplacer, marcher, faire des gestes ou des actions; dans le cas présent, cela veut dire :

- la disponibilité, la participation de tout le corps, d’une manière déliée, dans une action d’attaque, de défense, de résistance ou d’esquive,
- la coordination des mouvements du corps, des membres, de la tête (quelquefois contradictoires) pour réaliser une action avec l’efficacité maximale et le minimum de défense.

C’est une mise en mouvement consciente, progressive et continue. Cette sorte de mobilité, sans déplacement de pieds, c’est-à-dire sans se mouvoir, tout en étant en mouvement, permet de prendre des élans sur place pour attaquer, esquiver, préparer, feinter, créer une réaction ou contrer éventuellement.

La mobilité est un des éléments essentiels des Arts Martiaux.

Les japonais l’acquièrent par la pratique avec des Maîtres, des supérieurs, qui l’ont acquise de leurs Maîtres par la sensation, les contacts, plus que par l’enseignement pratique, que nous appelons nous judoka : le Randori (surtout dans l’esprit ou il est pratiqué, d’une manière bien différente de la notre).

Nous pensons d’abord à ne pas tomber et de ce fait ne pouvons nous libérer dans notre comportement et dans nos attaques.

Elle existe sans doute aussi dans d’autres disciplines cette mobilité et je suppose que certains pratiquants l’ont trouvée, sinon sentie.

Témoin, ce marcheur à pied que l’on regarde passer avec curiosité tellement il parait désarticulé, et dont on a tendance à se moquer. Car pour marcher vite, et à une certaine cadence, il utilise toutes les parties de son corps et l’on a l’impression que tout bouge en même temps.

Essayez, vous, pratiquants des Arts Martiaux, non pas de copier les gestes de ce marcheur à pied, non pas de copier les japonais, mais de sentir cette mobilité, cette disponibilité, cette coordination dans votre pratique, votre comportement, vos actions.

Ne restez pas contracté, immobiles, soudés, ne faisant qu’un seul bloc de tout votre être, car ces attitudes sont autant de facteurs qui vous empêchent autant d’agir que de penser.

Sachez qu’il n’y a pas de vérité possible, de progrès possible, de réalisation possible, sans la " mobilité ".

     
     
Crédits F.I.A.J © 1974-2010